En bref
Chez une personne de 45 ans ou plus avec douleur liée à l’activité et raideur matinale absente ou courte, l’arthrose peut souvent être diagnostiquée cliniquement sans imagerie de routine. Le traitement de base repose sur l’information et l’exercice thérapeutique adapté.

Quels symptômes sont fréquents ?

  • Douleur à la marche, dans les escaliers ou lors des transferts.
  • Raideur après repos.
  • Diminution progressive de certaines activités.
  • Épisodes de gonflement ou poussées symptomatiques chez certaines personnes.

L’intensité des symptômes ne correspond pas toujours à ce que montre une radiographie.

Faut-il une radiographie ?

NICE recommande un diagnostic clinique sans imagerie chez les personnes de 45 ans ou plus ayant une douleur liée à l’activité et une raideur matinale absente ou ≤ 30 minutes. L’imagerie n’est pas recommandée en routine sauf caractéristiques atypiques ou suspicion d’un autre diagnostic.

L’exercice use-t-il davantage le genou ?

Non. NICE recommande un exercice thérapeutique adapté, notamment renforcement local et activité aérobie. Une augmentation temporaire de l’inconfort au début peut survenir, mais une pratique régulière améliore généralement douleur, fonction et qualité de vie à long terme.

  • Renforcement des muscles du membre inférieur.
  • Travail de mobilité lorsque nécessaire.
  • Marche ou activité aérobie adaptée.
  • Exercices fonctionnels : lever de chaise, escaliers, équilibre.

Qu’en est-il du poids ?

Chez les personnes atteintes d’arthrose en situation de surpoids ou d’obésité, la perte de poids peut contribuer à réduire la douleur et à améliorer la capacité fonctionnelle et la qualité de vie. Toute perte de poids, même modeste, est susceptible d’être bénéfique, les bénéfices étant généralement plus importants lorsque la perte de poids est plus importante. Une perte de 10 % du poids corporel est susceptible d’apporter davantage de bénéfices qu’une perte de 5 %. Un objectif de perte de poids adapté et réalisable peut être défini, avec un accompagnement si nécessaire.

Faut-il une genouillère ou des semelles ?

Les genouillères, les semelles et les autres dispositifs de soutien ne sont pas recommandés en routine. Ils peuvent toutefois être envisagés dans certaines situations, en présence d’une instabilité articulaire ou d’une charge biomécanique anormale, lorsque l’exercice thérapeutique est inefficace ou inadapté sans l’ajout d’une aide ou d’un dispositif, et lorsque celui-ci est susceptible d’améliorer la mobilité et la capacité fonctionnelle.

Quand discuter d’une prothèse ?

Une orientation vers un avis chirurgical peut être envisagée lorsque douleur, raideur, perte de fonction ou déformation affectent fortement la qualité de vie et que la prise en charge non chirurgicale est inefficace ou inadaptée. La décision ne repose pas sur une radiographie seule.

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